Lecotiz

Fiscalité

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : comment choisir en 2026

Le seuil de charges à partir duquel le réel devient plus intéressant, l'effet sur les cotisations sociales et un exemple pour un infirmier libéral.

Publié le 13 septembre 2026 · EPIPHYSE Conseil

En bref. Le micro-BNC remplace vos charges réelles par un abattement forfaitaire de 34 % sur vos recettes, jusqu'à 77 700 € de chiffre d'affaires. Si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes, la déclaration contrôlée réduit à la fois votre impôt et vos cotisations sociales. Le choix se fait sur vos chiffres, pas sur un seuil.

Les deux régimes

  • Micro-BNC : vous déclarez vos recettes brutes, l'administration applique un abattement de 34 % (minimum 305 €). Pas de comptabilité de charges, pas de liasse 2035. Plafond de recettes : 77 700 €.
  • Déclaration contrôlée : vous déduisez vos charges réelles (loyer, matériel, déplacements, assurances, cotisations sociales, frais de véhicule…). Vous tenez une comptabilité et déposez une déclaration 2035, en général avec un expert-comptable ou une association de gestion agréée.

Le seuil de bascule

Le point d'équilibre est simple : 34 % de charges. En dessous, le forfait vous est favorable ; au-dessus, le réel. Mais deux éléments déplacent ce seuil.

  1. Les cotisations sociales suivent le même chemin. Au micro-BNC, votre assiette sociale part des recettes après abattement de 34 %. En déclaration contrôlée, elle part de votre bénéfice réel. Si vos charges sont élevées, le réel réduit aussi vos cotisations URSSAF et retraite.
  2. Les cotisations sociales elles-mêmes sont une charge déductible au réel, alors qu'elles sont supposées comprises dans les 34 % au micro.

Exemple : infirmier libéral à 60 000 € de recettes

Micro-BNCDéclaration contrôlée (charges 20 %)Déclaration contrôlée (charges 40 %)
Recettes60 000 €60 000 €60 000 €
Charges retenues20 400 € (34 %)12 000 €24 000 €
Revenu brut social39 600 €48 000 €36 000 €
Assiette sociale (abattement 26 %)29 304 €35 520 €26 640 €

Avec 20 % de charges réelles, le micro-BNC donne un bénéfice imposable plus faible et des cotisations plus basses : il est préférable. Avec 40 % de charges, la déclaration contrôlée devient plus avantageuse sur les deux tableaux. Le tableau de bord de Lecotiz fait cette comparaison sur vos chiffres réels.

Ce que le choix ne change pas

  • Le régime social reste celui de votre profession : les professionnels de santé affiliés à la CARPIMKO, à la CARMF, à la CARCDSF ou à la CAVP ne relèvent pas du régime micro-social. Seuls les affiliés à la CIPAV ou à la Sécurité sociale des indépendants peuvent opter pour le micro-entrepreneur à taux global.
  • La TVA : les actes de soins sont exonérés dans les deux régimes.

Quand changer

L'option pour la déclaration contrôlée se prend avant la date limite de dépôt de la déclaration de revenus de l'année concernée. Le retour au micro-BNC est possible si les recettes repassent sous le plafond. Anticipez le passage dès que vos charges dépassent durablement 30 % de vos recettes ou que vous approchez 77 700 €.

Le choix du régime au moment de l'installation, le statut d'exercice et la tenue de la comptabilité sortent du cadre de Lecotiz : ces questions relèvent du cabinet, EPIPHYSE Conseil.

Sources

  • Article 102 ter du code général des impôts, qui définit le régime micro-BNC et son plafond.
  • URSSAF, assiette des cotisations des travailleurs indépendants, 2026.

Chiffres et sources vérifiés par EPIPHYSE Conseil le 13 septembre 2026.

Les informations de ce guide ont un caractère général et ne constituent pas un conseil personnalisé. Les règles sociales et fiscales évoluent chaque année. Pour une analyse de votre situation, contactez EPIPHYSE Conseil.